Bahia/Disques/São Paulo

Vicente Barreto, le vieil éléphant en bonne compagnie (La semaine des cadeaux, 2)

Le cambaco, c’est ce vieil éléphant qui s’isole pour mourir. C’est ainsi qu’on l’appelle au Mozambique en langue changana. Pour son retour, près de dix ans après son dernier album, Vicente Barreto est un cambaco qui fait tout le contraire. Plutôt que de s’isoler, il part à la rencontre de cette fameuse bande omniprésente : Kiko Dinucci, Marcelo Cabral, Rodrigo Campos, Romulo Fróes…

Vicente Barreto - Cambaco

Aller vers les autres pour écrire et composer des chansons, c’est finalement ce qu’a toujours fait Vicente Barreto, ce Bahianais depuis si longtemps installé à São Paulo. Sa notoriété vient des chansons qu’il a co-signé plutôt que de ses propres disques. La liste de ses partenaires donne une idée de son étoffe, elle comprend notamment Vinicius de Moraes, Elton Medeiros, Paulo César Pinheiro, Gonzaguinha ou Alceu Valença avec qui il est l’auteur du tube « Morena Tropicana ».

Toutes les chansons de ce nouvel album ont donc été écrites à quatre mains. Vicente Barreto avec Manu Maltez, Kiko Dinucci, Romulo Fróes, Rodrigo Campos et son fils Rafa Barreto. C’est Marcelo Cabral qui produit l’album et ce sont les mêmes qui l’accompagnent, avec en plus Thiago França, le batteur Sérgio Machado et même Juçara Marçal. Ce qui a valu à l’album d’être présenté comme la rencontre entre Passo Torto (Rodrigo et Romulo) et Metá Metá (Juçara, Thiago et Sergio), avec Kiko et Cabral jouant dans les deux camps. Ce qui n’est pas faux mais reste une simple formule tant ces artistes évoluent en permanence dans des configurations sans cesse mouvantes pour mieux s’y renouveler.

Vicente Barreto

Avec pareille troupe, Vicente Barreto ne risquait pas de rater son coup. Il réussit un magnifique retour porté par le morceau-titre et qui nous fait redécouvrir « Jardim Japão », co-signé avec Rodrigo Campos.

Puisque cette semaine est dédiée aux cadeaux de fin d’année, l’album est en téléchargement gratuit sur le site de l’artiste ou directement en suivant le lien officiel ci-dessous :

Vicente Barreto, Cambaco (2015)

Dernier détail, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le magnifique dessin d’éléphant qui orne la pochette n’est pas l’œuvre de Kiko mais de Manu Maltez…

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