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Bienvenue à Kalakuta !

Kalakuta, c’était la maison de Fela Kuti à Lagos. Une grande maison qu’il a proclamé République de Kalakuta en 1974, après un séjour dans la cellule d’une prison de Lagos qui s’appelait Calcutta ! Pareille provocation ne pouvait demeurer impunie alors que le Nigéria était sous la coupe des militaires et du général Obasanjo. Le 17 février 1977, l’armée prend d’assaut cet îlot d’indépendance.

Kalakuta, c’est aujourd’hui le nouveau projet éditorial d’anciens de Vibrations, regroupés autour de David Commeillas, son rédacteur en chef, et Eric Delhaye, son adjoint. Le premier numéro est sorti pour l’été.

Kalakuta 1

Pour l’instant, Kalakuta est un supplément de trente-deux pages intégré au magazine Reggae Vibes. Donc si vous cherchez Kalakuta en kiosque, il faudra repérer la couv’ de Reggae Vibes avec en Une : « Bob Marley et la ganja ». Un marronnier bien chargé en THC !

Dans son édito de combat, David Commeillas raconte qu’après la fin de Vibrations (en raison de la faillite de son éditeur suisse alors que le magazine lui-même n’était pas déficitaire), il se mit, comme tout un chacun, à chercher du boulot. Pour un entretien d’embauche, il fut reçu par le PDG d’une plateforme de streaming qui lui dit tout de go : « je n’ai pas beaucoup de temps alors autant vous faire ma proposition tout de suite. Je cherche quelqu’un pour gérer les musiques du monde sur mon site, les musiques africaines, le reggae, la salsa, tout ça… Bref, les musiques qui puent des pieds« .

Alors qu’il n’existe plus aucun magazine français sur le sujet, la vocation de Kalakuta est donc d’offrir une vitrine digne à ces musiques du monde et toutes ces musiques qui ne sont pas encore formatées. Cette vocation est aussi une bataille puisque ces musiques se réduisent encore, selon les clichés de certains, à des « musiques qui puent des pieds« .

Pour avoir consacré une thèse de sociologie au funk, une musique qui pue carrément et pas seulement des pieds, je ne peux qu’être fier d’avoir été convié à ce projet pour y présenter quelques disques brésiliens. Ma modeste contribution à ce premier numéro est une chronique du deuxième volume des Músicas para Churrasco, un album dont on parlera prochainement ici-même.

En espérant que ce projet ait la même résistance que Fela Kuti pour défendre son indépendance de nouveau quilombo médiatique. Longue vie à Kalakuta !

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