Bahia/Entretiens Originaux/Interviews

Baiana System raconté par Robertinho Barreto, son fondateur

Vous ne connaissez pas encore Baiana System ? Préparez-vous, 2012 sera une bonne année pour eux ! Robertinho Barreto, le fondateur du groupe, nous a accordé une interview alors qu’il était à Copenhague pour le WOMEX. Il nous a présenté ce projet très particulier et a évoqué la place qu’y tient la guitarra baiana

Baiana System, c’est un coup de cœur instantané. Un des meilleurs disques sortis de Bahia ces dix dernières années. Alors nous avions présenté Baiana System une première fois l’an dernier. Puis encore en septembre, sous le titre « Baiana System, mini guitare et gros sound system« , cette fois-ci, en proposant l’album en téléchargement. Un album que l’on peut également se procurer gratuitement (en mp3 320kbps) sur le site du groupe. Parce que le projet initié par Robertinho Barreto est très cohérent et profondément ancré dans la musique locale. Avec Baiana System, il a considérablement modernisé la petite guitarra baiana, inventée par Dodô et Osmar pour défiler sur leur trio elétrico pendant le carnaval de Salvador. Dans Baiana System, outre cette petite guitare, les timbaus donnent cette couleur percussive si caractéristique de Salvador, mais aussi immergé dans l’univers des sound-systems et du dub.

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Cette année, Baiana System était invité à se produire au WOMEX qui se tenait à Copenhague. Convaincu que Baiana System était une vraie révélation et qu’il avait le potentiel pour séduire le public européen, nous venons de le présenter dans « Novo Brasil », l’article que j’ai écrit pour Vibrations (n° 140). Nous avons interrogé Roberto Barreto alors qu’il était encore à Copenhague, le lendemain de sa prestation au WOMEX qui, visiblement avait fait un carton. Celui-ci était à son hôtel, s’apprêtait visiblement à sortir pour la soirée et se montrait très volubile pour parler de ce projet qui lui tient à cœur. Ce séjour fut des plus profitables puisqu’il nous a révélé que Baiana System viendrait tourner en Europe l’an prochain. Puisque je n’ai pas eu la place de citer cet entretien dans l’article de Vibrations, le voici donc dans son intégralité.

O. C. : Bonjour Roberto, alors, comment s’est passé ce passage au WOMEX ?

Robertinho Barreto : L’accueil a été très chaleureux pour le concert. Les feed-backs ont été très positifs. Et, aujourd’hui, sur le salon, j’ai rencontré quelques personnes, de très bons contacts qui vont nous permettre, l’an prochain, de faire quelque chose. On va organiser ça de façon plus… organisée ! Et on va faire au moins une petite tournée en Europe.

O. C : La musique de Baiana System est à la fois très originale et très cohérente parce que construite autour de la guitarra baiana. Mais quelqu’un qui entendrait Baiana System pour la première fois ne s’en rendrait pas forcément compte, peut-être que s’il n’y faisait pas attention, il croirait entendre une guitare normale.

Robertinho Barreto : Oui, oui, je vois ce que tu veux dire. Mais je pense quand même qu’il y aurait un doute dans la tête des gens. Car le timbre n’est pas le même. Ce n’est pas accordé comme une guitare. C’est plus aigu, c’est accordé comme une mandoline. Ca n’a pas autant de corps qu’une guitare. Alors les gens, même s’ils ignorent qu’il s’agit d’une guitarra baiana, devineront peut-être que ce n’est pas tout à fait la même chose. Ils seront dans le doute, ne devineront peut-être quel est l’instrument…

O. C. : Il y a deux jours, j’ai vu Hamilton de Holanda en concert. Tous les deux, vous êtes dans la position de pouvoir inventer un nouveau langage pour votre instrument. Chacun a son histoire, sa tradition. Lui, sa mandoline est au cœur du choro, toi, ta guitarra baiana vient des trio elétricos du carnaval bahianais. C’est très rare de pouvoir inventer quelque chose de neuf pour un instrument, ça doit être très excitant ?

Robertinho+Barreto-201x300Robertinho Barreto : Tout à fait. Parmi les choses qui me motivent, dans les musiques qu’on a enregistré pour le disque, c’est de proposer d’autres possibilités pour cet instrument, la guitarra baiana. Parce qu’elle était un petit peu oubliée, ici à Bahia. Il n’y avait plus que quelques personnes qui en jouaient sérieusement. Et elle était toujours associée à ce contexte particulier : le carnaval, les trios. Et toujours avec un répertoire qui faisait référence au passé, à la musique de ces vingt ou trente dernières années, qui est sans conteste celle de notre formation, la musique avec laquelle on a grandi, avec laquelle on a appris à jouer. Mais si tu ne proposes pas un dialogue nouveau de l’instrument avec des éléments contemporains, ça ne servira à rien.

Et il y a quelque chose que je perçois très clairement parce que, depuis trois ou quatre ans, je produis une émission de radio consacrée aux musiques africaines, ici sur une radio de Bahia. C’est combien cette musique a également été assimilée, associée à la musique du carnaval, ce contact avec la musique africaine, avec les guitares souvent jouées en lignes, comme dans le soukouss ou dans la guitare angolaise. Et tout ça m’a touché au point de transposer tout ça sur la guitarra baiana d’une manière très claire. Jouer avec toutes ces sonorités, et avec la tradition du choro et du frevo, et aussi avec la distorsion. Retrouver ces guitares hypnotiques comme le sont les guitares africaines, avec ces lignes qui se répètent en boucle…

O. C. : Sur l’album, il y a ce morceau « Da Calçada Pro Lobato », le titre qu’interprète Gerônimo, où j’avais bien perçu cette influence africaine qui me rappelait effectivement la musique congolaise, la rumba ou le soukouss. Mais j’ai aussi l’impression que le morceau est un hommage à Pio Lobato, la vedette paraense de la guitarrada ?

Robertinho Barreto : Oui, c’est tout à fait ça. J’ai voulu rendre un hommage à Pio. La musique lui est dédiée mais il s’est passé beaucoup de choses avant ça. J’avais déjà participé à une rencontre à Salvador entre la guitarra baiana et la guitarrada. Il y avait Mestre Vieira et Pio. Et j’avais en tête ce qu’avait dit Hermano Vianna, l’anthropologue. Il disait que les deux styles de guitares typiquement brésiliens, avec leur esthétique, leur façon de jouer, étaient la guitarra baiana et la guitarrada. Ce sont ces références qui m’ont inspiré ce morceau.

O. C. : Comme la guitarra baiana, la guitarrada est un style régional. Il est typique du Pará mais j’ai l’impression que Pio Lobato est devenu une référence nationale auprès des musiciens, beaucoup l’adorent. Pour autant, la guitarrada touche-t-elle aussi le grand public ?

Robertinho Barreto : Bien sûr, les musiciens l’apprécient mais elle commence aussi à s’immiscer dans la MPB. Avec Catatau (Cidadão Instigado, ndla) qui est un producteur et chanteur mais aussi d’autres qui commencent à s’y intéresser, et ainsi qu’à la chanson brega. Et la guitarrada accède ainsi à une scène contemporaine très forte. J’ai vu ces choses qui arrivent ici, comme la lambada… Et la guitarrada elle-même possède aussi ces mêmes influences africaines, comme celles de la musique angolaise des années 70 notamment : Bonga, David Zé, Jovens do Prendo. Tous ces groupes utilisaient ce style de guitare mi-soukouss, mi-caribéen. Et la guitarra baiana, quand elle est jouée avec un son clair, sans la distorsion, peut se rapprocher du style de la guitarrada. Et j’ai déjà évoqué avec Pio la possibilité d’un projet guitarrada-guitarra baiana. Et quand le morceau a été fini, j’avais en tête tout ça, et j’en ai profité pour en faire un hommage qui s’amuserait avec ces références de Belém. Et il y a aussi cette influence que tu as perçu de la guitare africaine, comme dans le soukouss ou en Angola. Dans mes influences, cela se sent.

O. C. : J’ai l’impression que la musique de Baiana System pourrait plaire à différents publics. Je suis persuadé que ça pourrait plaire au public rock parce que la guitare y est très en avant. Dans le rock justement, y a-t-il des guitaristes qui t’aient influencé ? Et ressens-tu cette dimension dans ta musique ?

Robertinho Barreto : Je ne sais pas, peut-être, peut-être… Avant ça, je faisais partie d’un groupe de rock de Salvador, Lampironicos. Et, à cette époque, nous avions un morceau déjà à la guitarra baiana, c’était quand je commençais à faire des recherches à son sujet. Le morceau s’appelait « Jegue Beck » (« Âne Beck », ndla), qui était un hommage. Et j’ai bien sûr été influencé par ces guitaristes dont l’importance est universelle, mais au final, je pense que ce que j’ai voulu développer est lié à la musique africaine, en allant chercher dans ce sens. J’étais un peu fatigué du côté guitar-hero qui est plus une notion anglo-américaine avec un type dans son coin. Et on est plus libre si on laisse de côté cet aspect-là. Alors que quand on voit Sékou Diabaté du Bembeya Jazz, on réalise que ce type est complètement dans la musique et pas dans son coin. Ce qui m’intéresse, c’est beaucoup plus l’idée d’un son qu’un guitariste en particulier.

O. C. : Le son de Baiana System est typiquement bahianais. Si tu y modernises la guitarra baiana, on y entend aussi beaucoup les percussions, en particulier le timbau qui, lui, a été modernisé par Carlinhos Brown. Tu as fait partie de Timbalada, es-tu proche de lui ?

Robertinho Barreto : Oui, même si dernièrement on s’est moins vu. Mais à l’époque de Timbalada, on était souvent ensemble. J’ai enregistré plusieurs disques avec lui et Timbalada. Puis, comme on était proches, il a produit quelques titres du premier album des Lampironicos et nous a permis d’enregistrer dans son studio, l’Ilha dos Sapos. On est toujours resté proches, il connaît bien le travail de Baiana System, il a accompagné le projet. On avait même pensé à ce qu’il participe à notre album mais ça n’a pas pu se faire. C’est lui qui a ouvert le concept de système, et pas seulement de sound system. C’est plutôt à l’image de notre fonctionnement, c’est-à-dire un système dont les parties se complètent. Là, il y a Russo Passapusso, notre chanteur, qui vient des sound-systems, qui a été embolador. Et véritablement Brown a ouvert ce concept, comme il a bien sûr ouvert la voie pour les percussions, pour le timbau. Toute percussion à Salvador qui soit venue après lui, a reçu son influence. D’une forme ou d’une autre. Pas seulement dans le son mais aussi dans la posture, je ressens ça chez la plupart des percussionnistes que je vois.

BaianaSystem_RobertinhoBarreto_Foto_FilipeCartaxo+2 O. C. : Baiana System est aussi un projet fédérateur puisque l’album réunit plusieurs générations de Bahianais. On y retrouve Roberto Mendes et Gerônimo pour les « anciens » et Russo Passapusso et Lucas Santtana pour les « jeunes »… C’était l’idée, enregistrer un album trans-générationnel ?

Robertinho Barreto : Oui, je crois. Mais tout s’est passé très naturellement. On parlait tout à l’heure de « Da Calçada pro Lobato », il y avait aussi l’influence de Gerônimo dans ce morceau, même s’il y a la guitarrada. Marcelo Seco, le bassiste, et lui sont cousins et ils se connaissent très bien. Quand j’ai eu la musique, c’était évident pour moi que c’était lui qui devait la chanter. Sa participation illustre aussi cette idée de système. Elle montre à quelle source nous buvons. C’est la même chose avec Roberto Mendes. C’est une référence à la guitare et les choses se sont faites très spontanément. On l’a appelé, il est venu et il a joué. Et chanté. Il a parlé aussi, parce que le morceau auquel il participe est mi-parlé mi-chanté. Pareil pour Lucas. Il est passé et ça s’est fait spontanément. Mais c’est quelque chose de très important pour nous, c’est comme ça qu’on apprend, qu’on s’avance dans notre spirale.

O. C. : Ton disque est en téléchargement gratuit. Pour les musiciens de ta génération, il est plus important de faire découvrir sa musique et la jouer en concert que de vendre des disques ?

Robertinho Barreto : Je pense que c’est quelque chose qui touche tout le monde, d’une manière ou d’une autre. On ne peut rien y faire, rien contrôler de tout ça. Et il y a plusieurs expériences dont Lucas Santtana est d’ailleurs un pionnier. 3 Sessions in a Greenhouse est un disque qu’il a mis en téléchargement gratuit et qui a été beaucoup téléchargé, mais même malgré ça, c’est un disque qui s’est plutôt bien vendu. Les gens l’avaient téléchargé mais quand ils allaient au concert, ils étaient prêts à acheter le CD à la sortie. Alors qu’on le veuille ou non, c’est comme ça. On n’est encore qu’au milieu du chemin et on sait pas comment ça va évoluer. Et ce qui est sûr aujourd’hui, c’est qu’internet est un moyen de divulgation, et ça on l’a bien compris. Pour Baiana System, c’est comme ça que ça s’est passé. Il y a beaucoup de monde qui nous connaissait par internet, ça circulait sur les réseaux sociaux.

O. C. : Avec Baiana System, vous jouez plutôt sur Bahia ou plus dans le reste du pays ?

Robertinho Barreto : Je pense qu’on atteint un certain équilibre. En ce moment, on est sur plusieurs projets qui nous permettraient de tourner dans tout le pays. Il y a Conexão Vivo, Projeto da Oito, Caixa Economico, tous ces projets qui peuvent être réalisés grâce à des subventions. Tout ça crée un circuit. Et parfois, tu joues pour rien ou presque mais c’est comme de proposer tes albums sur internet, ça te fait connaître. Et tous ces projets permettent aux artistes de tourner. Et c’est vrai aussi qu’il y a des entreprises qui aident beaucoup les artistes. Natura, par exemple, a un projet très intéressant. Petrobras aussi. Au Brésil, il existe diverses possibilités pour un artiste de vivre de sa musique. Y compris les moyens les plus classiques. Alors, même si on ne peut plus faire tourner les groupes comme avant, si les cachets ont baissé, tout ça permet de faire vivre les musiciens au Brésil.

O. C. : Vous donnez beaucoup de concerts sur Salvador ? Est-il possible à un musicien d’y vivre sans jouer de l’axé music ?

Robertinho Barreto : C’est toujours difficile. Dans mon cas, comme je te le disais, je m’en tire aussi parce que je fais de la radio, que j’ai plusieurs émissions et que ça me donne une sécurité. Mais c’est déjà mieux qu’il y a quelques années, tu n’aurais pas pu envisager de faire seulement les choses qui te plaisent. Aujourd’hui, c’est un scénario envisageable. Il y a une petite scène ici, et elle va travailler avec la scène de Rio. On parlait de Lucas, j’ai joué dans son groupe quand il était venu à Salvador. Et Marcelo Seco aussi, et Juninho, le percussionniste qui joue avec nous en ce moment. Et ces artistes qui font une musique personnelle, intéressante, sont plus accessibles.

Mais trouver des lieux pour jouer à Salvador devient compliqué. Salvador ne possède pas encore un circuit qui te garantisse de jouer régulièrement et de jouer seulement à Salvador. Non, tu es obligé de jouer avec d’autres personnes et de tourner pour espérer t’en sortir.

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O. C. : Beaucoup d’artistes brésiliens s’installent à São Paulo ? Et toi, est-ce une possibilité que tu as déjà envisagé ? Ou ton inspiration vient tellement de Bahia que tu estimerais difficile de faire ce que tu fais ailleurs ?

Robertinho Barreto : Oui, je crois. Bahia se reflète dans ma musique. J’ai l’impression que, parfois, quand les gens s’installent à São Paulo, ils cessent d’évoluer. Et je n’ai pas l’impression qu’aujourd’hui ce soit une nécessité d’habiter à São Paulo. Ca ne compense pas le coût de la vie là-bas. Je n’en sens pas la nécessité aujourd’hui comme ça pouvait l’être il y a quelque temps. Tu sais, avec internet, la manière dont tu peux faire circuler ta musique, entrer en contact avec les gens, il n’y a pas besoin d’être à São Paulo pour que les gens connaissent Baiana System. Et même si tu étais là, ce n’est même pas sûr que tu puisse t’intégrer à un circuit qui te permette de jouer. Tu peux faire ton truc de n’importe où. Notamment de Bahia, bien sûr ! Et puis, tu vois, je suis marié, j’ai une fille, tu imagines pour s’installer là-bas, il faut tout réorganiser. Je préfère rester à Bahia.

O. C. : Chez certains artistes de São Paulo, on sent une forte influence des traditions et des musiques afro-brésiliennes Chez quelqu’un comme Kiko Dinucci, par exemple. Es-tu sensible à son travail ?

Robertinho Barreto : Bien sûr, que je connais Kiko ! (se penchant en arrière pour accentuer son enthousiasme). Ce « marché indépendant », entre guillemets, j’aime pas trop le terme, dans cette scène, tout le monde finit par se connaître. Il y a un dialogue, une proximité entre les musiciens. Et tout le monde, à un moment, va se retrouver sur des projets communs. Par exemple, Chico Correa qui est notre DJ depuis le début, monte un projet avec Juninho Costa, qui est un super guitariste, qui a joué avec Brown, avec Ivete, avec tous ceux que tu peux imaginer, un type très bon. Et ce type a aussi fait des trucs avec Kiko. Kiko est un des artistes les plus créatifs de cette nouvelle génération de São Paulo. Comme compositeur, comme producteur aussi, j’ai vu des choses merveilleuses de Kiko. Padê avec Juçara Marçal est excellent. On a déjà eu quelques idées ensemble, avec la guitarra baiana et sa guitare. On a déjà parlé de monter un projet ensemble, d’autant que lui travaille beaucoup à partir de projets. Maintenant, c’est Metá Metá. J’aimerais bien faire quelque chose avec lui. Aussi parce son jeu de guitare est très spécial, et la façon dont il s’inspire des musiques africaines m’intéresse également. Ca pourrait donner lieu à un super dialogue entre nous, entre son univers et ce que je cherche. On en a déjà parlé : ‘allez, viens, on va faire un truc ensemble’. Et aussi comme compositeur, je trouve qu’il est déjà très mûr.

O. C. : Y aura-t-il bientôt un nouveau disque ? Quels sont tes ambitions pour l’année qui vient ?

Robertinho Barreto : On y pense, il y a déjà des morceaux qu’on joue en concert. Il y a déjà des participations de prévus. Avec Lazzo Matumbi, par exemple, qui est aussi une figure des musiques noires de Bahia. Il y a Ilê Ayiê, parce qu’on aimerait bien enregistrer une base d’Ilê Ayiê pour faire un morceau. On était avec eux à Shangaï l’an dernier pour jouer pendant l’exposition universelle. On va essayer de faire quelque chose ensemble. Marcia Castro, aussi, on va peut-être faire quelque chose avec elle bientôt.

O. C. : Et une tournée en Europe ?

Robertinho Barreto : On aimerait bien revenir en Europe, pouvoir tourner dans les festivals et sur ce marché international. Parce qu’on sent bien que Baiana System a ce potentiel. Et c’est aussi important pour mûrir artistiquement de voyager, se confronter à cet environnement nouveau. Parce que les festivals, c’est un truc européen, les Américains ne savent pas organiser de festival, des shows oui, mais pas des festivals. C’est quelque chose que j’ai vécu avec Timbalada en tournant. Mais, ici, au WOMEX, les retours ont été super positifs. C’est pratiquement sûr qu’on viendra jouer l’an prochain.

OK, Roberto, on t’attend !Pour vous convaincre du potentiel de leur musique, une visite sur le site de Baiana System s’impose. Vous pourrez toujours y trouver l’album en téléchargement gratuit !

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