Rio

« Silêncio de Bamba », l’hommage à Candeia de Wilson Moreira et Nei Lopes

 

« Foi Poeta e foi guerreiro
Foi um negro verdadeiro
Assentado em seu trono de Rei
Fez do Samba sua lei »

La pression monte : le portrait de Candeia annoncé précédemment sera bientôt prêt. En l’attendant, voici avec ce titre, « Silêncio de Bamba », un bel hommage que lui rendent Wilson Moreira et Nei Lopes en 1979, un an après sa mort.

Cette vidéo présente même un double intérêt, celui de commencer par présenter des images de Candeia  lui-même, sur scène avec ses choristes. Et c’est vrai qu’hormis Partido Alto, le documentaire de Leon Hirszman, les images et les vidéos de celui-ci sont rares sur la Toile.

Après ces quelques images d’archives de Candeia, vient l’hommage proprement dit. Wilson Moreira et Nei Lopes ont souvent composés ensemble. Tous les deux très proches de Candeia, ses dignes héritiers, ils sont bien entourés, comme l’était Candeia de son vivant. On remarquera par exemple Monarco, Portelense notoire, ou Osmar do Cavaco, au cavaquinho, que vous reconnaîtrez si vous avez vu Partido Alto. Mais la vraie curiosité, est de découvrir à la table des musiciens, Dona Leonilda, la veuve de Candeia, assise à la table des musiciens, son sac sur les genoux, le regard un peu dans le vague… Pour les reconnaître, c’est facile, Nei Lopes porte une chemise rose et joue du tamborim. Wilson Moreira, c’est celui qui porte la casquette…

La chanson figure sur leur album A Arte Negra de Wilson Moreira e Nei Lopes (1980). Sur cet album, à signaler également le samba-enredo qu’ils avaient composé et qui fut le dernier auquel Candeia put assister, « Ao Povo em forma de arte ». Ainsi que celui du défilé de 1979, « Noventa anos de abolição (G.R.A.N. Escola de Samba Quilombo) », co-écrit par Candeia et la journaliste-chercheuse Lélia Gonzalez, morceau qui inscrit Quilombo, l’école de samba que fonda Candeia en sortant de celle de la Portela, dans l’histoire plus large du peuple afro-brésilien depuis l’abolition de l’esclavage. Mais sur Candeia et son Quilombo, vous en découvrirez bientôt plus ici-même…
En attendant voici les paroles de cet hommage de Nei Lopes et Wilson Moreira :
« Silêncio de Bamba » :

A emoção foi geral
Faltava pouco para o Carnaval
No meio de Toda a euforia
Nossa Escola Chorava
Obedecendo a harmonia
A batucada calava
Instrumentos em funeral
Tremulavam a bandeira do Samba
Era o Silêncio de um Bamba


Foi Poeta e foi guerreiro
Foi um negro verdadeiro
Assentado em seu trono de Rei
Fez do Samba sua lei


Agora Está na eternidade
Na avenida da saudade
Esperando a comissão do Astral
Pro julgamento final


A suivre

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